" OPERANTUS VOLANT, DOMUS MANET "
Camille n’ etait plus. Kevin et Nanie, les deux chats qui nous etaient restes ne quittaient pas la Maison. On ne les lachait plus dehors. Le coin avait perdu son charme. Tant pour eux que pour nous deux : Sani et moi.
La vie – continuait et ne cessait de nous imposer ses necessites.
*****
J’entendais le bruit des aiguilles de nos horloges. Elles etaient la, pareilles a des tableaux que plus personnes n’admire.
A present, c’etaient les petites betes qui nous indiquaient comment le temps passe chez nous, affrontant avec de plus en plus d’ audace notre maison.
Au printemps c’était le temps des fourmis qui nous quitaient des que leurs renes pouvaient s’ envoler. Alors, on les voyait demenager au jardin.
Apres, venait le temps des guepes qui aimaient controler se qui se passait dans notre cuisine - attirees par l’ odeur des fruits cuits.
Enfin, en derniers, venaient les moustiques pour nous annoncer l’ arrivee de l’ automne.
Et, il fallait attendre la neige qui fonde pour voir nos Josefines venir tot au matin nous chatouiller le nez au reveil.
Avant, avant tout le mal qu’ il nous etait arrive - c’ etaient les oiseaux, les fleurs, le soleil, la lune qui marquaient le temps.
Maintenant le jardin vivait sa vie en solitude. Les pres, le verger et tout au tour – disparaissaient sous les grosses roues des bulldozers…
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ANNEE 1999
Fraiche de vent et pleine d’ enthousiasme je montais les escaliers en riant de tout cœur. Mon mari Grzegorz essayait de me rattraper.
Sani, notre fille, qui nous avait entendu venir, venait d’ ouvrir en grand la porte d’ entree. Nos animaux curieux, se glissaient entre ses jambes pour voir ce qu’ il se passait.
On l’ a ! On l’ a – la place ! Pas loin de Szczecin ! Juste pour toi, Sani ! Tes copines a coup sur viendront te voir.
Ce n’ est qu’ apres le diner que je me suis appercu des blessures, ruisselantes de sang que je m’ etais fait au dessous des genoux. C’ est en comptant les pas, pour me faire une image de la grandeur de notre parcelle, que je m’ etais fait ca.
On y était alle par curiosite. Le proprietaire du champ avant notre arrivee avait coupe les bles, de facon, a ce que la place, ressemble a un – chantier destine au batiment.
23 pas de largeur et 31 pas de longueur, soit : environ 713 metres carres.
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L’ hiver passait. On avait remis nos plans, faits par moi, a l’ architecte qui devait les perfectioner pour apres pouvoir les presenter aux services s’ occupant des permis de construire.
Pendant ce temps, Grzegorz et moi, courions d’ un office a l’ autre, afin obtenir tous les documents necessaires a la construction de notre future maison.
Je passai si souvent dans les offices, qu’ a la fin, je commencais par reconnaitre certaines personnes qui attendaient comme moi, dans les couloirs, la remise des documents concernant entre autres les raccordements de maison (gaz, electricite, eau, ect..) sans lesquels on ne pouvait commencer les travaux.
Beaucoup d’ entre elles venaient, comme moi, de nombreuses fois et retournaient sans rien.
Une image m’ était restee de ce temps.
On faisait tranquillement la queue, quand un homme en torpedo penetra le bureau des permis.
Il y venait pour la premiere fois. Quelques minutes apres nous le vimes avec l’ accord en main, tout content, quitter la chambre.
Par la suite, je su qu’ il se batissait non loin de nous, dans la meme rue.
Nous, surtout moi, car mon mari était reparti en mer, ne savions pas comment y faire.
Les enveloppes pleines de fric – je ne savais pas les donner. Et, avec ca il fallait faire tres attention, car ca pouvait nous couter la prison !
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Les premiers jours de printemps arriverent et on pouvait enfin couler les fondations.
Une equipe appelee specialement pour cet œuvre vint.
Ils creuserent un enorme trou et en meme temps, dans notre jardin apparurent deux, hautes montagnes ! Un cadeau qui resta tres longtemps et que nous ne s’ avions pas comment s’ en debarrasser.
Les buldozers a cette epoque refusaient de travailler pour les soit disant « prives » ne represantant aucune valeur finansiere. Toujours la meme chose qui se repetait et que je ne pouvais comprendre.
Il nous fallait attendre quelque jours, pour que l’ equipe de construction puisse faire son entree.
Le lendemain de l’ ecoulement du beton je suis allee avec Grzegorz voir l’ effet final.
C’ était a peine 7 heures du matin et il faisait déjà tres chaud.
Tournant autour de l’ emplacement je constatais que les fondations etaient trop basses [rasaient le sol qui inclinait vers la grande rue].
Avec ca, il me semblait que par une telle chaleur il devrait y avoir une personne de la firme qui surveillerait l’ humidite du beton.
Les fondations nous avaient coute beaucoup d’ argent et je voyais si peut d’ engagement de la part des personnes responsables !
Le jour d’ apres, je courais presque voir comment vont mes fondements.
Je savais que beaucoup dependrait d’ elles ( pour le ‘ bien - etre ‘ de notre future maison).
Un coup de telephone, pour demander pourquoi personne n’était pas encore arrive.
Et, la de nouveau le degout. Avec la chaleur le beton avait craque a plusieurs endroits.
- On attend venir la betonniere - jusqu’ au soir, mais elle arrive pas…
Apres bien des tentatives, une information nous vint que la betonniere n’ arrivera qu’ a la fin de la semaine ; nous en etions a son debut.
Apres un jour de repos a ne pas penser de ce qui s’etait passe, vers midi, puisque mon mari avait libre, nous sommes alles (lui et moi) faire un tour voir comment nos fondations sechent.
Quelle fut notre surprise de voir une nouvelle equipe se preparer au travail !
L’ equipe des fondement avait remontait la couche de base de 10 centimetres coulant le ciment sur des plaques de mousses synthetiques pour economiser les depenses ! (Ce qui n’ arrangeait pas tout a fait l’ affaire. Le terrain penchait (comme je l’ avais presente ci-haut) et la maison était rehausse juste d’un cote, tandis que de l’ autre cote, elle ne depassait toujours pas assez la terre comme il l’ aurait fallu).
Ils avaient du venir faire leur coup tout de suite apres notre telephone.
Je restais bouche « B »…
Grzegorz les avait payait d’avance, leur telephone de contact ne repondait pas. La nouvelle equipe, celle de l’architecte responsable de la construction n’en savait rien.
Cela devait rester comme c’était…
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Papa (Grzegorz) avait signe le contrat de construction de la maison avec le chef de l’ entreprise des maisons canada système.
Apres avoir donne au realisateur un acompte necessaire pour demarrer les travaux, il devait, a chaque fois que le cas s’ y presentait, se rendre avec lui dans les magasins pour faire les achats des materiaux qui manquaient et payer la note . Les factures etaient etablies a son nom.
Bien vite je me suis appercue que le tas de factures montait, les livraisons n’ arrivaient pas ou ne correspondaient pas aux listes d’ achats.
Le realisateur des travaux de construction n’ était pas toujours accesible et le groupe de travailleurs employes au batiment restait sur place – c’ est vrai, mais ne faisait pas grand-chose, cause : manque du materiel.
Il se trouvait que la firme conduisait en meme temps plusieurs chantiers. Nous etions le dernier apparu sur leur liste.
Maintenant, je commencais a comprendre comment ca se faisait que nos produits n’ arrivaient pas en bon terme.
Inquiete, je demandai a mon mari pour qu’ il en parle ouvertement au chef realisateur, car des choses pareilles ne devraient pas avoir lieu.
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Treve. La « chose » n’ a pas était facile a effectuer ! Pour ne pas froisser le chef, mon mari inventa qu’ il devait quitter le pays pour se rendre sur le bateau et de ce fait voudrait evaluer, avant son depart la situation des faits qui touchent le chantier.
En fin de compte, nous avons accepte de recevoir un document/rapport concernant le materiel se trouvant sur le chantier qu’ on compara avec l’ etat des factures.
Un vrai meli-melo, qui a la fin fut accepte par les deux parties.
Les travaux bougeaient, enfin !
Mon mari, helas – pour nous, n’ était pas parti en mer.
Beaucoup de choses changeaient dans le pays – en pire !
L’ entreprise ou il travaillait avait fait faillite. Les marins ne recevaient pas de salaire pour le travail qu’ ils avaient déjà fait. Un an passait sans qu’ on recoivent la moindre de la recompense.
La personne qui devait mener la construction de notre maison s’ était bien informe a ce sujet !
Sachant qu’ on a tand de problemes on osa effectuer sur nous toutes sortes d’ escroqueries.
Le chef s’ arrangea a ce que toutes les factures soit dressees a son nom, de facon, a ce que la restititution des taxes soit accordee a son nom et non au notre.
J’ etais furieuse !
Je ne savais quoi faire. Je ne connaissais que l’ architecte de nos plans et c’ est chez lui que je me suis rendue pour voir ce qu’ on pouvait faire dans cette affaire.
Je su qu’ a Szczecin il n’ y avait que ce ‘con’ qui menait la construction des maisons en bois.
Si j’ aurais voulu trouver une autre firme, il aurait fallu rompre le contrat ect….
J’etais cuite. Fallait continuer ce qu’ on avait commencer et comme on l’ avait commence !
Apres avoir gare notre voiture devant l’ entree des petits jardins, sur l’ ile, on pressait le pas pour arriver le plus vite possible a notre cabane, tant nous avions déjà marre de tout.
Il n’ y avait plus personne au coin. Le soleil rasait les cimes des petits arbres fruitiers et l’ on entendait braire le petit ane de la ferme voisine.
Prenant Camille dans les bras, Grzegorz me dit :
On ne peut rien y faire. Toutes les firmes sont pareilles, si tu crois que les autres font mieux !
Et, tiens – pour te calmer : voila les garanties !
Je sentais ma tete tourner. Mon mari me serrait fort contre lui, me consolant que tout ira bien.
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Secoues d’ un cote a l’ autre nous nous approchions vers notre parcelle. De loin j’ appercevais les silhouettes des ouvriers qui nous voyant arriver se dressaient d’ un coup brusque et couraient reprendre leurs postes de travail.
L’ equipe comportait 8 a 10 personnes. Tous arrivaient en une voiture de 5 places, achetee en Allemagne par occasion (schrotte) que conduisait le mecanicien du groupe.
Les plus jeunes se cachaient dans le coffre ou se recroquevillaient au bas de la banquette arriere entre les jambes de ceux qui etaient assis.
Le printemps 2000 était assez capricieux ! Apres les quelques jours de chaleur vint le temps des pluies.
L’ equipe avait place aupres de notre futur jardin leur camion. Une vielle guimbarde qui ne roulait plus depuis longtemps deja et qui avait été tiree ici par un tracteur.
En temps de pluie – les ouvriers s’ y cachaient dedans.
A travers la porte entrouverte on pouvait apercevoir des casseroles, des couteaux et au fond un lit !
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On été juste arrivait pour voir si les travaux avancaient. Il n’ y avait personne malgre l’ heure tardive et le jour de la semaine que nous avons choisi pour venir.
La Vatra était toujours la, ce qui nous consolait ! La porte grand ouverte. Je montais les escaliers pour voir si par hasard quelqu’ un s’y trouvait. – Personne.
A l’ entree, a la place ou tout le monde passait, il y avait toute sortes d’ outils jetes par terre, des paquets de clous creves et sous la banquette j’ avais appercu de loin un cahier. Je le soulevais pour le remettre en place et avec stupefaction je constatais que c’ était le cahier des travaux.
Quelques inscriptions illisibles et des pages vides, aux bas desquelles était barbouille la meme remarque repetee: « il pleut toujours ».
J’ allais quitter les lieux, quand j’ entendis des cris joyeux venir du cote du petit lac. C’ etaient nos braves ouvriers qui retournaient au travail tenant des filets remplis de poissons d’ une main et de l’ autre des canes appuyees sur leurs epaules.
A notre rencontre, ni eux, ni nous ne savions quoi dire.
Le moment de silence fut rompu quand mon mari monta sur un clou qui dressait sa pointe du sol.
Ca faisait quelque temps qu’ on ne venait plus voir comment se batissait notre maison et la : qu’ elle stupefaction !
Sautillant sur un pied, mon mari cherchait ou s’ asseoir, mais il trebucha et tomba dans une casserolle qui trainait parterre. Un vrai desastre !
Cette fois ci, nous attendimes que les ouvriers soient parti pour pouvoir, en paix, mieux inspecter le terrain du chantier.
La charpente de notre maison était déjà montee et les travaux passaient a l’ etage du toit.
Il était facile de deviner ou se trouvait l’ equipe !
Du haut, l’ on pouvait voir tomber comme des fleches toutes sortes de clous qui echouaient sur terre, lancant leur dernier eclat - au soleil couchant.
La charpente ressemblait a un squelette. Les poutres dressees vers le ciel se tenaient l’ une a l’ autre, clouees a des fines planchettes transversales - formant une sorte de grille, que le vent avait releve par endroit.
Je m’ appercu que les planchettes ne servaient pas seulement a retenir la contruction en un bloc ferme, mais aussi – d’ etageres, dont se servaient nos ouvriers.
Ils y posaient leurs dejeuners, pendaient leurs affaires et tenaient des poiles, sur lequelles, ils faisaient cuire le poisson - peche au petit lac d’ a cote !
Ils ne lavaient pas leurs casseroles. L’huile, qui avait servi, était tout simplement videe
sur le beton des fondations, coulait sur les poutres et les planches voisines.
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Je retroussais mes manches et essayais d’essuyer les grosses taches d’huile quand je m’ appercu que le bois des planches n’ avait pas était impregne de fluide anticryptogamique !
J’ en informais de suite l’ equipe qui travaillait.
Déjà, en entrant dans la maison (grand mot !) - dans la carcasse, j’ avais remarquais qu’ il y avait plus de travailleurs que d’ habitude. Et, je ne m’etais pas trompee.
L’ etat de l’ equipe comptait deux personnes en plus. Deux apprentis, cousins d’un des ouvriers. Ils devaient s’occuper d’eliminer le desordre qui commencait a immobiliser les travaux.
Mais au lieu de s’ occuper de faire le rangement, ils passaient leur temps a jeter un couteau contre les poutres, qui apres une semaine de leur presence etaient toutes eraflees de haut en bas !
Dimanche ! - Enfin ! Le champ était libre !
J’ arrivais avec Grzegorz tot au matin pour avoir assez de temps d’ arranger le coin, laver et surtout peindre les poutres qui n’ avaient pas ete fongicidees.
Malheureusement pour nous, il y avait quoi faire, en cachette bien sur, toujours pour ne pas vexer les professionnels, car leur vengeance terrifiait, ici, les investisseurs !
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La premiere etape de construction – était finie.
Le champs, autour de notre maison – aux grands mots – nettoye, au plutôt : libere de tout genre de planches, poutres a dimension importante qui pouvaient, sans doute, encore servir dans un autre batiment.
Restaient, maintenant vraiment visibles, les debris qui ne pouvaient servir plus a rien et pour couronner ces detritus, bien au devant de l’ entree se dressait la vielle boite du produit anticryptogamique avec un pinceau colle a son fond.
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Pour ne pas y rentrer dedans je relevai mes pieds.
Des taches de sang coulees sur le beton attirerent mon regard. Je relevai mes yeux et je restai figee. Une pie morte, les ailes etendues comme pour s’ en voler était clouee a une planche, juste au dessus du passage …
Choquee, je demandai qu’ on enterre l’ oiseau.
‘Demontee’ par l’ un des ouvrier la pie disparut. Quelques jours apres faisant le tour du jardin pour enlever les dechets, je retrouvai la planche et en dessous la pauvre pie.
Ce n’ avait été, l’ equipe m’ avait explique, qu’ une gaucherie commise par les jeunes, dans un moment de repos.
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La deuxieme etape - commencait dans une athmospere de pesanteur. Cette energie qui domine, pour la plupart, dans les debuts des travaux, s’ était rependue comme un leger nuage - a la chaleur de l’ été.
On, ressentait dans l’ air une sorte de ‘ je m’ en –foutisme’, qui crispait la brigade des ouvriers.
Si, il s’ en trouvait un qui avait un peu plus d’ energie – les autres ne se dispensaient pas d’ en profiter pour ne rien faire.
Les relations se brouillaient, des injustices dans les paiements faisaient des siennes !
Et, dans tout ca – les travaux se retardaient et etaient realises a contre cœur !
Malgre tout, notre maison commencait a ressembler a une vraie maison !
Ses cotes, habilles d’ enormes panneaux de copeaux la rehaussaient !
Demain c’ était le grand jour pour elle !
Les fenetres a grandes vitres devaient enfin arriver !
Elle allait changer en mieux et meme embellir…
Notre voiture était dans le garage. Grzegorz et moi, sans Sani (elle preferait rester chez Mamie), pour la premiere fois allames passer la nuit dans notre nouvelle maison.
Il faisait tres sombre et nous nous sommes couches tres tard. Pas de lit. On s’ était couches parterre et on n’ arrivait pas a s’ endormir.
Quand la nuit tomba, je passai dans le jardin pour voir comment notre maison apparaissait de dehors.
Elle me parut calme, chaude et attrayante.
Je retournai et me recouchai aupres de mon mari. On etait heureux.
Vers le matin, des eclats de lumiere papillonant sur nos murs nous reveillerent. Deux grands phares perceaient l’ obscurite du champ. Un fort bruit de moteur laissait deviner qu’ il s’ agissait d’ une enorme moissoneuse.
On se dressait pour voir a travers les vitres de nos fenetres ce qu’ il se passait.
Une petite silhouette d’ homme, montee sur le dos d’ un monstre, braquand les phares sur nous, nous donnait des signes amicaux !
Bonjour ! Bonjour, nous lui repondimes tout contents.
Le matin, nous nous levames une heure avant l’ arrivee des ouvriers. Grzegorz s’ était arrange pour avoir de l’ electricite. Dans la rue nous etions maintenant a cinq (maisons).
Deux maisons juste a l’ entree, une semblable a la notre – a la moitie de la route, et, a son cote, la maison d’ un marin.
Une chance (bonnes relations entre marins - encore actuelle) qui nous a permis de faire passer par un long cable l’ electricite de sa maison a la notre.
Maintenant, je voyais Gregorz venir vers moi avec deux tasses de cafe.
Apres les avoir bu avec plaisir nous partimes faire le tour de notre maison. C’ est comme ca que j’ ai decouvert avec frayeur que le pan de la maison - cote salon, donnant sur la terrasse, etait deplace ; - depassait de deux a trois centimetres la poutre d’ appui, suspendant dans le vide!
Nous attendions l’ arrivee des ouvriers pour en parler.
« Ce n’ est rien, nous repondit le chef du groupe. » - Il prit un gros marteau et tapant sur le flanc de la poutre horizontale, portante - a plusieurs endroits de toute la longueur du mur - nous repondit avec son sourire moqueur : voila, il n’ y a pas de quoi crier, le Prepose l’ avait deja vu et il n’ avait rien dit !
Puis, se tournant sur ses talons, il galopa rejoindre ses collegues qui places au dessous de notre fenetre du salon, poussaient des OHs et des AHs - palpant un trait, invisible pour moi, qui devait – d’’ apres eux, au futur, causer la rupture de la vitre.
Leurs visages, plutot enfermes, resplandissaient maintenant triomphant de satisfaction, comme si ils voulaient nous dire, qu’ il y a d’ autres dangers, bien plus graves que nous «non connaisseurs » n’ apercevons pas !
Les travaux sur le toit duraient. Le groupe montait et descendait comme par enchantement toujours comme un seul homme ! Bien sur la regle du jour (toujours presente) >brigade du Croissant – un qui travaille les autres paressent> ne cessait de garder sa popularite…
Le toit s’ averait etre bon point d’ observation.
Celui qui travaillait en haut, pouvait surveiller ce qu’ il se passait aux alentours, et si il y avait besoin, alerter les autres qui se relaxaient en bas.
Les ouvriers ne se laissaient plus attraper a faire la cuisine sans fin, ou passer leur temps au bord du petit lac.
Arrivant a l’ entree de notre chemin, de loin on pouvait voir monter, comme dans un spectacle de cirque nos ouvriers sur le toit et quelques instants apres entendre le tapage des marteaux.
Les grandes plaques etaient déjà placees. Maintenant, il fallait finir le toit en posant les tuiles.
Des gens qui habitaient non loin des petits jardins, dans la maison du Chipre, curieux de ce qu’ il se passait sur le champs, venaient de temps en temps voir notre maison.
Mais, arrives ils repartaient sans ne rien dire…
Cette fois ci l’ un d’ eux croisa la grande jeep noire du chef, notre chef, celui de l’ entreprise Canada System a Szczecin !
Je ne l’ avais pas vu depuis longtemps. On aurait dit qu’ il nous fuyait ! Mais il s’ agissait tout a fait autre chose.
Quelque minutes apres son arrivee, on vit une deuxieme voiture s’ arreter chez nous – plutôt bon marche : une camionette. Le chauffeur descenda d’ elle d’ un bon et fit tomber la barriere. < Ou est la marchandise que je dois prendre, criait-il (ne nous ayant pas appercu).
C’ est a ce moment, que j’ ai vu le visage du chef, venant juste de nous dire bonjour, changer de couleur… Bafouillant il essaya de nous expliquer comment ca se faisait que l’ homme était venu chercher nos affaires.
C’ était l’ anniversaire de mon beau père. On y était alle au complet apportant des fleurs et une invitation.
Dans les debuts de la construction de notre maison, mon mari avait
demande a son père qu’ il vienne garder, pour une nuit ou deux le materiel.
Mon beau-père avait passe les deux nuits dans la Viatra de notre equipe.
Pour ne pas se sentir seul il prit avec lui son petit chien.
Maintenant, tout deux etaient invites pour feter la fin des travaux de construction.
Un joli bouquet de coquelicots, de bleuets et de bles jaillissait comme une fontaine - couleurs francaises, du haut de notre toit !
On entrait. Debout, le long des deux cotes du couloir nous attendaient nos ouvriers. Ils etaient venus au complet.
Dans la petite chambre qui donne sur la route, une grande table montee d’ un large panneau de copeaux cloue sur quatre poutres nous attendait déjà.
Chaqu’ un y trouva sa place. Les plats etaient servis. L’ equipe avait meme prepare une assiette pour notre petit gardien de nuit et il se trouva que ca soit lui - Jockouche – cette fois, unique dans sa vie de chien - l’ invite d’ honneur.
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La firme, ou travaillait depuis plus de 25 ans mon mari venait de declarer l’ etat de faillite. L’ argent que lui devait la firme s’ était volatise. Fallait penser a un autre travail.
La situation était tragique. En plus, mon mari ne se sentait pas trop bien, et les docteurs en profitaient….
La troisieme etape de la realisation de notre maison devait demarrer. Nous en etions conscient. L’ equipe aussi et surtout son chef.
Il fallait installer les tuyaux et les robinets. Monter la boite de coupure, passer les cables electriques, monter les jacks a contacts ect. S’ occuper des installations sanitaires.
En ce qui concerne les dernieres, un petit probleme apparut, assez difficile a resoudre en un jour.
Dressant les cloisons nos travailleurs n’ avaient pas remarque que le gros tuyau des W.C. sortaient, tout juste dans la chambre de Sani ! Il fallait demolir les cloisons, refaire a nouveau les trous dans les fondations ect…
Les circuits (de tous genres) et les tuyaux conduisant aux robinets ainsi que les tuyaux des radiateurs devaient passer en dessous des plafonds.
Les plans, qui nous avaient coute si cher n’ avaient prevu que les conduits menants des boites de l’ exterieur – juste au mur de notre maison. Pas plus loin !
Donc, retournant au montage conc. l’ interieur :
le dessous des plafonds devait etre recouvert de toile (feuilles en plastique) afin d’ y installer dessus les fils electriques, ect. Les ouvriers avaient oublie entierement de le faire et les monteurs eux, ne voulaient pas commencaient leur travail sans ca. En plus ils ne voulaient pas entendre parler qu’ on change de termes. Une aventure de tonnere allait eclater.
Pour sauver l’ affaire, c’ est mon mari, qui en fin de compte, se declara au travail du sous-plafond.
En plus, il s’ occupa encore ,du coton’.
Je me rappelle qu’ il pleuvait a torrents. La camionnette demandee par mon mari arriva devant notre porte. Les paquets de coton etaient mouilles, trampes. On les dechargea dans le couloir.
Je me demandai, quel rapport pouvait avoir le retard de la mise des feuilles de protection avec la pose du coton qui pouvait etre faite en un temps, non precis, sans pour cela deranger le plan des travaux.
Pour arriver a permettre aux monteurs de placer les conduits on passa (pendant que l’ equipe s’ occuppait a refaire la cloison chez Sani) plusieures nuits fixant la toile de nylon en dessous des poutres. Et, puisqu’on y était, on placa aussi les couches de coton dans les espaces vides coincees entre ces poutres.
A la fin, tout s’ était bien passe. Meme l’installation du tuyau du gaz, pas prevu pour passer dans le grenier, mais qui y a trouve quand meme sa place !
*****
L’ automne approchait. On avait liquide les deux appartements et presque vide le compte de mon mari.
Maintenant, il n’ y avait plus de retour !
Les jours devenaient de plus en plus courts et il fallait tout faire pour obtenir la reception definitive de la maison…
L’ equipe mettait les bouchees doubles. Les uns montes sur le toit le recouvraient de tuiles de cartons goudronees, les autres, apres le passage des installateurs - bourraient les cloisons de cotton (aux murs cette fois –ci) pour les recouvrir ensuite de plaques ‘de bois broye’ ce qui prennait un peu de temps car, vue que la charpente n’ était pas idealement bien mise, il fallait inventer un système pour les mettre au niveau et choisir un tas de petits morceaux de bois afin de les planter verticalement.
Et la – encore des problemes ! L’ equipe n’ avait pas pensait qu’ il faudra placer sur les plaques ‘de bois broye’ les plaques de platre et n’ avaient pas du tout remarque qu’ il manquait de l’ espace aux radiateurs pour les ecarter du mur.
A tomber raide de depit !
En haut, sur le toit c’ etait pas mieux. Le moment arriva de placer les cheminees (aerage, ventilation par aspiration et la plus importante, celle de la chaudiere).
Je les voyais avec leur haches en main, assis sur le toit en train de tapper dessus pour y faire des trous a travers desquels ils allaient apres passer les conduits des cheminees !
En plus, ils leurs arrivaient souvent de se tromper. Et, c’ est comme ca, qu’ apres quelques annees, je me suis appercue qu’ ils avaient fait des trous d’ aerages juste au dessus des endroits ou passaient les poutres – bornes, et ils s’ en etaient pas ventes !!!
Je rayais les positions de la liste des taches qui restaient encore a faire ! Il y en avait tand !
Encore un peu et on pourra enfin habiter me disait, pour me contenter, mon mari. Et il rajoutait son fameux : tout ira bien, on finira notre maison tous les deux ! Et ajoutait : Sani et Mamie nous aideront.
La maison, bourdonnait de toutes sortes de buits. Les scies, les marteaux, les perceuses – enfin, les perceuses, car Grzegorz avait intervenu au massacre qui se passait sur le toit !
Maintenant il ne restait que quelques travaux qui demandaient encore a etre faits, pour que nous puissions rester seuls, avec nos problemes dans cette maison qui n’ inspirait que des doutes.
C’ est en sautant du toit que nous quitta notre dernier ouvrier.
Il montait le chassis tabatiere quand le vent claqua la fenetre en le laissant seul sur le chantier. Encore une histoire idiote. Heureusement il se glissa le long de la goutiere sans s’ amocher de trop. On le su, car il s’ en venta.
Couleur pistache, de grandes fenetres, un toit qui luisait (malheureusement ce n’était pour nous – rien de bien, mais c’ était joli ! – qui luisait des tetes de clous), posee a l’ aube d’ un grand champs sans fin – telle se presentait notre maison. Neuve, au parfum de bois fraichement scie…
Aucun bruit de ville. Meme le vent, semblait souffler les bruits de la route pour ne pas derranger ce calme !
Le vent soufflant du bon cote nous gardait dans l’ insouciance.
L’ insouciance qui était tourmentee par des bruits qui venaient non du dehors, mais de l’ interieur de notre maison.
Il m’ arriva de sursauter en entendant des buits soudains et violents venant du grenier.
Inquiete j’ essayai d’ avoir le chef de l’ entreprise, mais son telephone ne repondait pas.
Il fallu que mon mari lui fasse la chasse, et apres bien un mois de poursuite, on arriva a l’ avoir.
Il s’ etonna fort de notre inquitude, vint sur place, et apres avoir fait l’ inspection du grenier du haut de son echelle, il nous dit que rien de grave n’ était arrive. Il fallait s’ y attendre ! Une maison de bois ca craque !
J’ avais remarque qu’ il prettait plus d’ attention a mon mari, qui commencait déjà a boiter, qu’ a notre maison…
*****
Il faisait chaud. Les fenetres ouvertes permettaient d’ entendre les bruits qui venaient de dehors. On s’ y était déjà habitue. Le soleil rasait le sol, penetrant notre maison de ses fins rayons. On s’ appretait a aller en ville, quand quelqu’ un tapa a notre porte.
- Une femme.
- Entrant dans le couloir elle tomba en sanglots. Apres s’ etre presentee
elle nous raconta dans quel etat de desastre se trouve sa maison, qui comme la notre avait était construite par la meme firme il y a un temps de la. La femme voulait qu’ on se joigne afin de porter plainte contre le chef de la firme.
Je fus tres surprise, voyant la reaction de mon mari, qui sans gene, refusa categoriquement de se meler a cette afaire.
J’ ai voulu retourner a l’ affaire, mais pour ne pas enerver mon mari ronge par la maladie je me tue.
L’ automne arrivait, il falllait nous presser !
Par bouffee : de chats, de meubles, et nous meme on arriva a completer notre petite famille.
Quatre personnes et huit chats !
La nuit tombait de plus en plus vite et notre chemin nous apparraissait de plus en plus hostile.
Sani, notre fille, qui retournait de ses cours assez tard avait peur de passer.
Dans le tourbillon des travaux realises ces derniers jours l’ equipe des electriciens avait oublie de tirer le cable dans le grenier.
Maintenant, papa se coulissait sur les lambourdes du grenier accrochant ses cheveux aux poutres du toit pour tirer le cable et le passer en dehors pour placer la balise au dessus de la grande porte du garage !
Descendu d’ en haut il trembla encore pendant quelques heures, et dire que ca aurait été si facile de le faire avant le montage du toit !
Maintenant les lumieres eclairaient le chemin meme au passage du plus petit habitant de ces lieux qui sans doute devait rouspeter fuant vite cette lumiere intense qui trahissait sa presence…
Le vent ne cessait de souffler du bon cote. Les premiers flocons commencaient a tomber, mon mari se sentait de moins en moins bien. Il attendait toujours a recevoir du travail. A la maison, il ne passait pas deux minutes sans ne rien faire. Et, il y avait, ici, quoi faire. Les electriciens n’ avaient pas montaient toutes les prises. Par endroit il manquait des plaques au murs, ect….
Je l’aidai, ca allait beaucoup plus vite.
Enfin les murs etaient couverts. Avec le fin fond de son compte mon mari fit venir chez nous l’ un des macons, qui avait travaille au dressage de la charpente.
C’ était l’ hiver – le temps ou les personnes employees dans le batiment n’ ont pas trop de travail. Le macon en question accepta avec joie de travailler chez nous, du reste, il avait eu l’ occasion de nous connaitre. Il s’ agissait de placer les plafonds. Il le fit tres vite et tres bien. J’ en etais renversee. – La premiere et unique jusqu’ a present des choses bien faite dans cette maison !
Le printemps arriva, avec lui les pluies. Pour venir a notre maison il fallait patauger dans la paoutace jusqu’ aux chevilles.
Sani, et Mamie qui prenaient l’ autobus devaient se mettre aux pieds des sacs de plastique
- un vrai desastre !
Quelques mois de la, on avait fait venir cinq camions de sable pour placer les conduits d’ electricite, d’ eau et de gaz tires de la derniere maison - qui dans ce coin, en avait été alimentee.
L’ electricite, l’ eau et le gaz superposes un sur l’ autre dans le meme foce par trois equipes de specialistes s’ occupant chacune d’ un autre conduit.
Bien entendu, la derniere (d’ entre elles) avait oublie de recouvrir le tout.
Il nous fallu chercher un homne, pour finir les travaux.
Ce n’ ait qu’ arrivant presque a la moitie de la distance de notre parcelle que le type responsable de la tache s’ appercu que les conduits avaient du etre poses directement sur la terre et non sur la couche de sable, car les tas de sable etaient restes intacts.
Chose inimaginable, car les equipes de specialistes qui tiraient les conduits, ne voulaient commencer le travail sans ce sable !
De ce coup, profitant du malheur, maintenant mon mari etalait le sable sur le chemin pour y poser des vielles briques jetees dans le coin par une firme de demolition qui avait voulu s’ en debarrasser.
Le troncon du chemin comptait a peu pres 120 metres de long, ce qui couta mon mari une semaine de travail !
Chaque matin, avant de partir ‘sur le chemin’ il me repetait : « appelle moi si parfois ca serait quelqu’ un qui telephonerait pour mon travail. »
Et, le moment arriva. Mon mari laissa tout et content parti en mer !
La route était faite, on pouvait la passer a pied sec.
Papa avait retrouve son vrai travail. Sani continuait ses etudes, Mamie s’ était accoutumee a la nouvelle vie et moi j avais pris la raclette et le pinceau en main.
Jusqu’ a present, je me tenais a l’ ecart de tous les travaux qu’ on appelait : travaux d’ hommes !
La joie, qui devait rassembler notre petite famille, fut brouillee par milles dommages qui un apres l’ autre commencerent a se manifester dans notre nouvelle maison.
Nous etions toujours seuls dans le coin. Nos voisins ecartes de nous a quelques dizaines de metres ne pouvaient nous deranger, et ca – c’ était magnifique !
Sans se presser, je creusai au dos du garage une tranchee qui, contournant la maison pour arriver au chemin, devenait de plus en plus profonde.
Mon mari était en mer, mais on avait pas encore recu d’ argent (helas, comme tout ici, avant tout, devait etre paye d’ avance), alors, c’ était a moi de preparer le terrain pour nous mettre enfin en communication avec le reseau des vidanges – evenement tand attendu, qui devait entierement changer notre confort de vie!
A la fin du mois de fevrier, Grzegorz retourna - juste a temps, pour surveiller le progres des travaux de branchement.
Le puis de la vidange devait etre lie au grand tuyau qui passait a l’ entree de notre petite rue. Maintenant, un grand buldozer creusait un enorme fosse le long de notre rue pour pouvoir poser les tuyaux correspondants.
Si mon mari, faisait tout pour ne pas gener les personnes qui toute fois auraient pu passer nous voir ( poubelleurs, poste, encaisseurs et autres), l’ operateur du buldozer jouissait de faire valser la terre de tous les cotes sans but precis et sans gene.
Apres quelques jours de fonctionnement, de grosses montagnes de terre entremelees de briques recouvrirent le tronchon de chemin, que mon mari avait realise avec tand de cœur !
Plus personne pouvait venir nous voir. La terre, qui avait était retiree du chemin qui traversait les maisons posees plus prêt, avait était portee naturellement OU ?
- sur le chemin que mon mari avait preparer pour qu’ on puisse aisement passer….
*****
Les herbes avaient eu le temps de bien pousser. Pour sortir en ville, nous choisissions un petit chemin que nous avions trace marchant le long du fosse egorge.
Le malheur, était que Mamie tomba malade.
Nous appelions le docteur. De loin je vis arriver la voiture du dispensaire (ou Mamie s’ était enrigistree).
Je couru comme folle traversant les herbes pour ratrapper la doctoresse qui voyant la rue en desastre voulu tout simplement faire demi tour.
Avec peine, je reussissais de l’ entrainer vers notre maison. Elle resta tres court, et reparti sans avoir meme ausculte Mamie, qui bouillait de fievre….
Quelques mois passerent. Mamie retomba malade. Elle echoua dans un hopital. Apres 14 jours de lutte contre la maladie menee en solitude et l’indifferance des medecins – elle mourut,
sans avoir meme profite du bien que notre maison pouvait encore lui apporter.
La vie continuait, les travaux a faire – avec.
Maintenant – c’ était a nous seuls de les realiser.
Papa avait achete des carreaux qu’ il commenca a placer sur les murs de notre salle de bain.
Il avait recu sa paye pour la premiere campagne qu’ il avait fait en mer.
De cet argent il paya le meme ouvrier qui nous avait avant fait les plafonds. Cette fois ci il nous posa les carreaux dans le couloir et la cuisine.
Sani avait choisi la couleur – orange-brun, pas salisant, tres brillant. Du coup, avec plaisir, nous ouvrions notre porte d’ entree sans avoir honte de faire voir qu’ on habitait sur le beton !
A present, il nous restait, pour combler le luxe… que de : poser le plancher dans les chambres.
Tout au debut, juste apres avoir couvert le toit de tuiles cartons feutres proteges, nous avions fait notre dernier achat de materiel pour la maison – des planches laminees.
Et, la – a nouveau : quel gachis !
Le beton des fondation avait été coule a la je t’ en fou. Des bosses, des creux. Il fallait tout aplanir. L’ ouvrier, qui nous avait pose les carreaux s’ était appercu du bousillage, surtout qu’ il était difficile maintenant de tout refaire a nouveau… On pouvait toujours user le ciment nivelateur, mais l’ ouvrier de tache ne voulait pas en entendre parler.
Avec les heures qui passaient - passait la vie de mon mari.
Nous avons du interrompre les travaux, laissant la derniere des chambres non faite.
Si, la vie de Mamie, comme une fine meche de brume se fondit a l’ indifference des medecins dans un lit d’ hopital ou elle avait été emportee par l’ambulance, la vie de mon mari, s’ eteingna s’ affaiblissant aux vas et vients de la maison a l’ hopital qui repoussait mon mari, ne voulant etre responsable de sa mort.
Plus de bruits, seules. Vraiment seules – cette fois ci. Meme nos chats, avaient l’ air de se joindre a notre chagrin.
– Le ciel, qui jusqu’ a present epargnait le coin des grandes averses, ne finissait plus de nous arroser.
Le terrain, imbibe d’ eau ruisselait de partout !
Ma fille travaillait depuis déjà quelque temps dans une firme dirigee par un Français.
Elle avait les heures comme en France et retournait assez tard.
Ce soir, elle retourna un peu plus tot. Déjà a l’ entree elle me revela que le type chef de l’ entreprise qui nous avait construit la maison, avait place sur son cite une note de felicitation ecrite soit disant par papa, tres favorable a la firme et l’ equipe qui avait travaillait chez nous.
Il avait du attendre la mort de mon mari pour, sans peur, publier ces mensonges, car, l’ ecrit avait du etre redige par lui-même et signe peut etre, par mon mari dans le temps ou il prenait ses medicaments contre la douleur, qui lui brouillait la conscience.
Je compris, par suite, que cet homme, profitant de l’ insouciance de mon mari, lui refilant le document de declaration, profita aussi de retirer quelques documents importants qui assuraient la garantie des travaux concernant la construction de notre maison.
Tout comme la pluie, les problemes nous engloutissaient.
TROIS CHAMPS DE TRAVAIL
C’ est vrai que beaucoup de travaux avaient ete déjà faits. Mais, il restait encore beaucoup a faire.
Les portes, que nous avions place mon mari et moi, se refermaient tres mal. Il me fallut les recalibrer et refaire les fermetures. Encore un travail, que je fit, tout a fait seule, sans l’ aide de personne.
Maintenant, c’ était le jardin qui m’ appelait. Je commencai a completer les outils, quand le facteur vint taper a notre porte. Il m’ apporta une convocation au Service des Imports.
Je devais m’ y rendre personnellement pour determiner la valeur de l’ heritage. Nous l’ avions déjà fait au tribunal, mais, le bureau voulait connaitre la valeur de notre maison au jour de la mort.
C’ est la, que je su que nous allons devoir payer pour tous les travaux que nous avions faits de nos mains, c’ est a dire, travaux de cloisons, revetement des murs, peintures, portes, installation des jacks a contacts, montage des accessoires ( lavabos, eviers …) ect.
Videes d’ argent, il nous fallait continuer la vie, et ca dans cette maison !
Retourner au jardin pour creuser les sillons qui detourneraient l’ eau, car les mauvais jours pluvieux et tristes etaient arrives et ne quittaient point…
Montee sur la palette de fer, me tenant fort au manche, je pressais ma pelle de tout mon poids. Je deposai, une a une les pelletees le long du sillon decrochant a chaque reprise la boue qui ne voulait se detacher du fer. Des souvenirs, pas si lointains venaient a ma mémoire.
Je revoyai Grzegorz, accroche, comme je le faisait maintenant a sa pelle, en train de deterrer le tuyau de la vidange faichement installee dans notre jardin pour y placer les etanches que nos ouvriers avaient oublie d’y mettre ! Il était transit de froid. C’ était le debut de l’ hiver, je lui passai une tasse de the chaud par la fenetre entrouverte. Il la prenait de ses mains salies de boue et d’ excrements en souriant et m’ invitant a piocher…
Le plus difficile était pour moi maintenant de creuser le grand puits auquel je conduisai les deux sillons.
C’ est la qu’ ils devaient se vider de toute l’ eau venue du devant de la maison.
C’ est la qu’ ils devaient se vider de toute l’ eau venue du devant de la maison.
Regardant, au temps des repos, le nez en l’ air, les oiseaux chanter sur notre toit, j’ avais remarque que les goutieres laissaient passer par endroits les rayons de soleil. Les segments etaient trop courts et ne s’enchevaucher pas. J’ attendi un jour de pluie pour faire le plan du pourtour et marquer les endroits par ou l’ eau fuyait.
Pour monter sur l’ echelle il me fallais finir d’ abord le travail de la pelle.
J’ attendais qu’ a placer les trois enormes anneaux de beton arme dans le grand puits pour les recouvrir ensuite d’ un couvercle afin que personne y tombe dedans.
C’ était dangereux de toucher aux anneaux mais, le livreur qui me les avait decharge de sa voiture su me diriger pour que je les rattrape et repose sans que rien ne se passe de grave.
Maintenant, je passai, au toit. Grimpee sur l’ echelle, je contournai la maison pour coller des bandes aux goutieres aux endroits ou l’ eau s’ egoutait. C’ était beaucoup plus reposant, mais mes jambes tremblees un peu quand il fallait que je me releve pour mieux ourler la bande qui devait au plis, que je lui donnai, permettre aux gouttieres de glisser librement selon le changement des temperatures.
Je repliai l’ echelle, et l’ installai devant ma porte d’ entree. L’ echelle ne m’ appartenait pas, elle appartenait au copin de ma fille. Il habitait pas si loin de chez nous et voulait, sans doute, plaire a Sani qu’ il connaissait depuis pas longtemps. En ce qui me concerne, j’ en avais profite de ce fleurt.
Mais, je me sentais genee d’ avoir rapiece seule le toit. J’ avais essaye pourtant avant de monter sur l’ echelle de prendre ma voiture et me rendre sur place au magasin ou l’ on avait achete ces goutieres. Apres quelques jours d’ attente, la vendeuse et representente de la firme était bien venue nous voir. Elle inspecta l’installation et me donna son opinion sur le probleme. Car c’ était un vrai probleme. - L’assurance était nulle. Les realisateurs des travaux responsables de l’installation s’ etaient volatilises.
Les goutieres devaient rester telles que je les avais panse…
Une maison c’ est : le reveil dans le chaud, des apres-midi de famille rassemblee, des soirs – de repos, et des nuits d’ insouciances…
Nuits, quand tout le petit monde dort. Quand le calme n’est interrompu que par des faibles soupirs, qui trahissent les bonnes emotions vecues dans la journee…
J’ avais remarquai que mes nuits de sommeil devenaient de plus en plus courtes. Je me reveillai et n’ arrivai plus a me rendormir. Je savais que j’etais responsable et ne pouvais attendre aucune aide arriver de personne. Ma vie changeait – en enfer !
Les joies que j’ attendais n’ arriveront plus… Comme un enfant malade, sans avenir, elle se faisait detester NOTRE MAISON , nom de nos betes, ni encore de moi, mais deja de ma fille !
*****
La nuit et le jour tiraient leur rideau d’ une vitesse que je n’ arrivais plus a maitriser !
Pour ne pas devenir folle et continuer ce combat irrationnel il fallait que quelque chose change…
Mon mari avait son assurance-vie. Apres sa mort la firme d’ assurance nous avait paye la somme de sept milles zloties que nous tenions cachee en cas de grand besoin.
La commande était faite. On avait demenage les installations provisoires de la cuisine et attendait l’ arrivee des nouveaux meubles. L’ atmosphere s’ animait. Meme nos chats ressentaient notre joie.
- Joie, satisfaction, gaiete, equillibre psychique, dont on avait tand besoin.
On appella un contenair et on y rangea dedans : les sceaux, l’ evier tout delabre qui nous avait servi encore sur l’ ile et ici, la vielle cuisiniere et la glaciere qui avait fait son temps et en plus, toutes autres affaires qui nous ne servirait plus a rien, y compris la fidele glaciere de Mamie, qu’ elle avait place dans sa salle de bain et qui lui servait de tout – table, placard, etagere, appui de fenetre…
Encore longtemps apres, avec tendresse, je retrouvai dans notre jardin, des cuilleres et parfois meme des fourchettes qui avaient été balances avec l’ eau de la vesselle dans le petit ruisseau.
Et, je revoyais mon mari pester contre les ouvriers qui avaient installe une vidange dont on ne pouvait pas se servir !
L’ installation des meubles prit trois jours. Le menuisier etait assez gentil, tres calme et tres lent dans ce qu’ il faisait. Ca nous ne genait pas, la garantie (de 2 ans) et surtout le prix assuraient des meubles de bonne qualite ; La chose qui m’ avait surprise c’etait la profondeur des tiroirs. Les devants des tiroirs avaient une hauteur respectable qui faisait croire que l’ interieur des tiroirs etaient suffisamment profonds. Mais, ce n’ était qu’ une attrape, car au vrai, la profondeur des caisses arrivait juste a la moitie de la hauteur des devants. Nettement, la conception du beau ici, avait surpasse le confort !
Deux ans passaient, encore une surprise m’ attendait !
Progressivement, sans grande resistance le revetement des nouveaux meubles s’ etait mis a se decoler.
Faute du desechement des planches – je pense ! En meme temps - les pentures des portes commencerent a se decaler, et, a present - pour ouvrir une porte de placard, il nous fallait la soulever.
Le cadeau qu’ on s’ était fait avait dure 2 ans ; 2 ans de luxe. Peut etre pas tout a fait.
C’ était -en ce qui concernait la cuisine…
Mais, malheureusement pour nous, le probleme de la vidange était toujours actuel. Les pompes marchaient mal menacant de nous inonder, alors des que je voyais l’ eau se vider pas comme il le fallait, je courrai pour appeller les types de l’ entreprise des vidanges afin de les faire venir pour debloquer leurs pompes ! Le procedes dura jusqu’ au moment ou la firme, installa a la sortie de notre rue – une usine auxiliaire de refoulement…
Ce matin la, je me reveillai comme si quelqu’un m’ aurait passe sous un rouleau compresseur, engourdie totalement – corps et esprit. Tard, dans l’ apres-midi, j’ entendais encore le bourdonnement du vent dans nos cheminees et le clapotage de l’ eau qui s’ ecoulait de nos goutieres.
Vers deux heures de la nuit, nous avons entendu des bruits, venant du toit qui nous avaient inquiete. Mais, fatiguees nous nous sommes rendormies. Et ce n’ est, que tard, dans l’ apres-midi, que nous nous sommes apercues des degats que la tempete de nuit avait cause.
Encore un dimanche flambe !
Il nous fallait retrousser les manches et remonter au grenier !
Le vent avait arrache et emporte toutes les planches du sous-toit du devant de la maison.
Les planches trop peu rigides et beaucoup trop longues par rapport a l’ appui que les constructeurs leurs avait consacre avaient cede au vent qui atteignait la vitesse de 70 km a l’ heure.
Apres les avoir (une a une) ramasse du le champs nous inventions comment s’ en sortir de ce malheur !
Il faisait deja nuit quand apres avoir replace la derniere des planche, nous fixames encore, pour plus de surete, au dessus du tout une sorte de grille tenue aux poutres du toit pour empecher, en cas de grand vent - de repeter le desastre.
Sani, qui avait tant peur de monter sur l’ echelle, qui avait la petoche des hauteurs courait maintenant dans la cuisine, satisfaite d’ avoir pris part a la reparation du sous-toit.
Elle nous preparait une surprise. Une odeur de gateau parfumait toute la maison.
- Odeur de bien etre, qui eveille et donne envie : - de recommencer, de continuer, et de vivre !
Les gateaux en fin de semaine devinrent – tradition !
*****
Il était 10 heures du matin. La veille, Sani, comme d’ habitude avait prepare un gateau, prêt a manger au dejeuner.
Soudain, chose inattendue, la lumiere de la salle de bain s’ était eteinte et juste apres - le poste de la tele.
On rechercha les adresses des personnes qui avaient monte l’ installation electrique de notre maison. Decidees on fit venir le meme electricien que l’ on avait déjà appele, il y a pas longtemps de la, pour l’ installation de la nouvelle cuisiniere.
Je tenais a ce que ce soit quelqu’ un qui connaissait aussi le système de nos circuits.
J’ avais retirais les meubles des murs, ou je pensais que l’ accident (l’ interruption du courant) avait pu se faire. J’ envisagais toutes les eventualites possibles (souris qui aurait pu ronger un des cables, l’ ecoulement de l’ eau amassee dans un coin du grenier, meme la nouvelle cuisiniere – je me rappelais des fins fils electriques sur lesquels le type du gaz avait appuye le couvercle du fourneau en les tranchant a plusieurs endroits, et autres…).
L’ electricien était venu avec un nouveau copain. Ils examinerent la cuisine, tous les nids-collecteurs d’ ou partaient les fils vers chaqu’ une des pieces. Ne trouverent rien.
Vers 5 heures, avant de partir, ils mirent dans le tableau de branchement en relation deux cables par conducteur et nous dirent d’ attendre jusqu’ au jour d’ apres, nous calmant que rien de mal ne pouvait nous arriver.
Le jour d’ apres ils retournerent et recommencerent leurs recherches.
Helas, apres avoir regarder partout, ils nous quitterent en nous disant que nous devrions appeler le service de depannage, car le circuit qui se trouve a la maison est bon.
L’ equipe du depannage vint chez nous 5 fois. A chaque fois, le soir, apres les heures de travail.
J’ avais l’ impression que leur chef n’ en savait rien, car ils se comportaient comme des voleurs.
Avec ca, les jours de pluie venaient d’ arriver.
De voir notre coffret d’ alimentation la porte grande ouverte, avec les types tout trempes fouiller dedans me faisait passer la chair de poule !
Ils ricanaient me voyant sursauter a chaque fois qu’ une d’ etonnation, pareille a des coups de canon, venant de notre boite se faisait entendre.
Deux electriciens au dehors de la maison, et le troisieme dans notre couloir, aupres de la caisse electrique (boite de derivation) du dedans. Tout était sale, car ils circulaient meme dans les chambres. Une horreur qui ne donna rien, car apres avoir mis tout en desordre ils nous communiquerent qu’ apparemment tout va bien ! – Cela doit venir des circuits installes a l’ interieur de la maison.
Eux, ils ne peuvent s’ en occuper.
L’ information était courte et breve, et nous en sommes restees quittes – liberees de la pensee que ca pourrait aller mieux. Il fallait s’ y habituer.
Finis les gateaux et l’ odeur du bien etre qui embaumait notre chez nous.
J’ avais remarquais que ma fille se sentait mal a l’ aise a la maison. Parfois il me semblait qu’ elle la fuyait.
Moi j’ y restais.
Chaque jour m’ apportait de nouvelles surprises – mauvaises surprises, que je devais affronter – seule, et en cachette – pour ne pas affoler personne (ni Sani, ni les amis qui venaient la voir de moins en moins souvent maintenant).
*****
Les ennuis recommencaient.
Refermant ma porte, quelques jours apres le passage des fameux specialistes de l’ electricite je m’ appercu que le pan du mur au bas était humide.
Bien vite, je trouvais le trou par ou l’ eau pouvait s’ infiltrer. L’ un des carreaux qui protegeait le mur du palier a l’ entree au dehors de la maison avait été ebreche. Il fallait aller au magasin, acheter la colle, nettoyer le bord et boucher l’ entaille de facon a ce que l’ eau ne puisse plus s’ecouler a l’ interieur de la maison. Ce que je fis.
Mais, le pan restait encore tres humide et il fallait inventer un système pour le secher. Le hic, c’ était qu’ a cet endroit passaient tous les cables electriques !
A l’ aide d’ une petite scie, maitrisant mes gestes pour ne pas accrocher les cables, j’ ai reussit de decouper dans le mur, au bas, pres de la porte une ouverture 20 sur 25 centimetres .
Placant a l’ ouverture la grille j’ etais fiere de mon travail. Les canalisations electriques restaient intactes. Apres quelque temps tout était redevenu sec.
J’ avais bouge tout ce qu’ on pouvait bouger, pour facilite l’ acces aux prises.
La sale de bain de Mamie restait vide.
Sa chambre restait la derniere a y placer le parquet.
Le tapis qui recouvrait le sol, lui donnait un air de delaissee. Il fallait changer ca.
Remuant les meubles, j’ etais tombee sur les planches de parquet qui n’attendaient qu’ a etre posees. La mort de mon mari avait tout chamboule. C’ était a nous de continuer les travaux.
Le materiel y etait !
Mais la realisation de la pose devait arriver plus tard. Apres : la salle de bain.
Notre chemin s’ était transforme en rue. Les espaces vides tand d’ un cote, comme de l’ autre, peu a peu, encadraient les maisons des nouveaux habitants du coin.
La maison d’ en face rehaussee jusqu’ a la cheminee était presque finie.
Sa proprietaire et ma future voisine s’ adressa a moi avec insistance en me suppliant que je vienne deux fois par jours pour ouvrir le matin et refermer le soir ses fenetres, vue que, sa maison etait tres humide a l’ interieur et qu’ elle voudrait s’ y installer le plus vite possible.
J’ etais tres etonnee de sa demande. Je ne la connaissais pas encore et la facon affrontee dont elle s’ était adressee a moi pour me demander la chose, m’ avait froissee.
N’ attendant pas ma reponse, elle me laissa ses cles avec un paquet de chocolat et s’ enfuya de ma maison.
Le jour d’ apres, la ronde des ouvriers employes chez la voisine commenca. Ils venaient chercher les clefs, pour les rendre apres. Sonnaient a ma porte jusqu’ a l’ epuisement des batteries.
J’ attendais avec impatience a voir la voisine pour lui dire que je renonce a sa demande.
Elle ne voulu pas en entendre parler et pour gagner ma confiance et l’ aide que je lui offrais elle me presenta un de ses ouvriers, carreleur (specialiste, pas cher) qui pourrait eventuellement s’ engagerait a « faire » la salle de bain de Mamie.
La chambre et la salle de bain videes attendaient mon retour.
J’ avais manque de crever notre voiture telle elle était chargees de paquets. J’ avais tout achete (ciment, colle, carreaux, ect…). La nouvelle baignoire que j’ avais commende au Castorama et la nouvelle batterie attendaient déjà deposees sur la terrasse, pretes a etre installees.
J’ avais meme vide le garage faisant de la place pour les affaires du carreleur.
Il faisait chaud, la chambre ouverte, ou j’ avais place les carreaux en tas n’ attendait que son arrivee !
A la fin de la semaine on tappa a ma porte. C’ était le carreleur. Il me dit qu’ il pouvait commencer les travaux.
La salle de bain était tres petite : 1,60 sur 2,20 metres . J’ avais pensai qu’ une semaine de travail suffirait. - J’ avais peur pour les affaires de la chambre car je les avais range sur la terrasse au ciel decouvert ! Heureusement il ne pleuvait pas et ne devait pas pleuvoir… durant quelque temps….
Une semaine venait de s’ ecoulait. Le soir, apres que le carreleur était parti j’ allais voir comment progressaient les travaux. La salle de bain n’ était toujours pas faite.
La deuxieme semaine de travaux de carrelage commencait.
Etonnee du calme qui regnait, j’ etais allee au jardin et au garage voir si le carreleur ni s’ y trouvait pas. Ne le voyant pas, je retournais a la maison et passais a la chambre et la salle de bain. Il n’ y était pas – non plus.
J’ attendis donc le retour du monsieur. Je le vis, apres bien deux heures - quitter la maison de notre voisine. Interroge, il me repondit qu’ il était alle chez elle pour pendre ses outils qu’ il avait laisse dans sa cuisine. Je le questionais plus loin pour savoir pourquoi les travaux vont si lentement. Il me repondit qu’ il fallait qu’ il prepare le materiel (decoupe les carreaux). Une bourde qui ne tenait pas debout.
Je lui montrai la baterie, que j’ avais range avant pour qu’ il la monte. Les trous qu’ il avait fait dans les carreaux au dessus de la baignoire ne correspondaient point a l’ ecart du nouveau robinet. Je ne savais pas encore que l’ ecart des bateries était si important. Les bateries modeles choisies par lui ne ce faisaient plus depuis longtemps. Interroge sur la question il se tut (pour un instant), puis legerement trouble, il m’ informait, qu’ il ne finirait pas ce travail, l’ argent que je lui avait donne ne suffisait pas.
Enfin, Deux jours apres il me demanda un acompte (les ¾ de la somme de paiement), et a la fin de la deuxieme semaine il me dit qu’ il devait aller finir un travail chez quelqu’un d’ autre et qu’ il retournera vers mercredi.
Mercredi, tot au matin je vis une fourgonnette s’ arreter devant mon portail. Mon carreleur descenda d’ elle, ouvrant les deux battants de la porte arriere. Il donnait des ordres au chauffeur, entra avec lui dans notre garage et commenca a le vider de ses affaires.
Je ne protestai pas. Il n’ y avait aucun sens. Il me laissa avec deux pans de murs faits et un tas de debris de carreaux par terre.
Pourtant je n’ avais pas oublie les conseils que ma voisine m’ avais donne avant l’ entree du carreleur chez moi. Encore maintenant j’ entendais comme elle me disait : surtout ne le derangais pas, il n’ aime pas quand quelqu’un le regarde pendant qu’ il travaille…
Et, j’ aurais du le regarder !
Idiote, que je suis !
*****
Le vent emportait vers nos fenetres des bouffees de fumee. C’ etait ma voisine, qui avait fait un grand feu de tous les emballages qui lui etaient restes des achats qu’ elle avait pu faire.
Malgres que la fumee piquait mes yeux, ma vue n’ avait pas baisse.
Et, la - chose inouie ! Je restais perplexe. Dans le nuage qui s’ avancait vers mon jardin, je distinguais, aupres d’ elle - le carreleur !
Il passait de son jardin emportant sur la brouette les deux battants de son portail provisoire !
Il ne fallait pas etre detectif pour comprendre qu’ il s’ appretait de lui refaire sa cloture.
Sevi, le copain de ma fille, qui travaillait de temps en temps a repeindre les chambres chez des gens eut pitie de nous et m’ offrit son aide.
Tous trois, lui, Sani et moi nous finissions la salle de bain en y installant la glace, la baignoire, l’ etagere que nous casions et revetions ensuite de carreaux, le cabinet et les batteries (vieu modele, qui nous avaient coute tand de temps a les avoir !
La chambre de Mamie videe demandait juste : un plancher !
Sevi était retourne pour prendre ses affaires ; il me paraissait drole et le sourire de vainqueur qui triomphait sur la bougne de ma fille me laissait soupconner que sa visite allait se prolonger. Ils avaient tout prepare, il suffisait de poser les planches.
La derniere des taches qui restait encore a faire (pour finir la maison) se realisa, et ca mieux que je ne l’aurais espere.
Passait un mois, apres l’ entree du ‘specialiste.’
Maintenant je rangais les affaires. Elles s’ etaient accumulees dans le salon ou l’on ne pouvait plus passer. Mais, c’ est bien grace aux espaces liberees dans la cuisine, la chambre de Mamie et la salle de bain que nous avions pu faire – l’ impossible !
Tout était propre, repaint, et demandait seulement a etre remis en place.
Pour donner un air de fraicheur dans le salon j’ avais cousu entre temps de nouveaux doubles rideaux, un couvert de lit pour la petite chambre, et recouvert le canape avec les deux fauteuils, les deux tabourets et le petit banc ou aimaient rester pour regarder par la fenetre nos chats – tout ca, d’ un seul tissu : creme, aux impressions de tulipes jaunes, roses et vert pale ! – Encouragee par l’ effet de mon travail j’ y rajoutais encore : des rideaux fins, cousu, bien entendu - par moi meme.
Et, ce n’ était pas tout !
La reussite m’ avait donne des ailes. J’ etais en bonne passe, alors je m’ attaquais a present au couloir. Les affaires, pendues juste a l’ entree m’ irritais. Il fallait faire une armoire pour les cacher. L’ enfoncement dans le mur y – était deja. La barre, installe par mon mari - aussi. Il ne manquaient que les portes. Avec Sani on a été d’ accord d’ acheter le materiel pour faire deux portes en coulisse, qui masquerait le tout. J’ avais vu comment les ouvriers montaient nos plafonds, alors, sachant que ce n’ était pas si difficile – je me lancais au travail.
C’ est vrai, qu’ apres l’ installation de notre invention le couloir changea totalement d’ allure. L’ entree parut plus officielle ! Ca nous plaisait !
Les fenetres, les rideaux, la cuisine, la salle de bain, le plancher, les plafonds… Tout ca, neuf, a peine utilises, a present - ne demandaient que d’ etre soigne !
Arrives successivement, les uns apres les autres, formaient, enfin - notre maison.
Ca nous avait pris beaucoup de temps, et coute plus cher, par comparaison aux maisons dressees par une firme du commencement jusqu’ a la fin, rendues au proprietaire toutes finies, avant que celui s’ y installe.
Les desavantages de ce fait n’ en finissaient pas.
Heureusement, pour nous, mon mari avait choisit un feu francais, qui marchait a merveille, et travaillait au dessus de ses forces, chauffant non seulement la maison, mais aussi, pendant un certain temps – le grenier (faute des plafonds qui manquaient) !
Il fallait de temps en temps, faire venir quelqu’ un pour l’ entretient. Apres chaque passage du conservateur je retrouvais, laissees par terre des pieces (vis, ecrous, ou autres, dont je ne connaissais ni le nom ni l’ utilisation).
Un de ces jours, dans la matinee un bruit violent resonna dans toute la maison. Je restais figee. Ma premiere pensee était que le bruit venait du dehors. J’ ouvris la fenetre. Rien. Inquiete, je me precipitais vers la piece ou se trouvait notre chaudiere. Le feu était toujours a sa place, la pompe a eau travaillait. J’ ouvris la petite porte de la chaudiere et je vis sur l’ ecran qui marquait la temperature la fleche montee sur la couleur rouge. D’ un geste je tournais le bouton de l’ interrupteur et la - je vis la dexieme fleche, celle de l’ indicateur de la tension. Elle était montait a l’ extreme !
L’ hiver battait son plein. Il n’ y avait pas question de changer le feu contre un autre. Je ne savais quoi faire. L’ idee que les tuyaux qui passaient dans les murs et au garage pouvaient claquer (de froid) me paralysait !
Pourtant, trois semaines de la, j’avais fait venir, un homme du service d’ entretien. Je tenais a passer un hiver dans le calme. Tout paraissait etre en bon ordre. Et, la..
Heureusement, apres mon coup de telephone, vers le soir un homme de service vint nous voir.
Il nous calma en nous disant que le feu pouvait travailler encore quelque temps. Il ne fallait que changer le reservoir de refoulement.
>Ce qui m’ interresse, lui dis-ai-je< quand il vint nous l’ installer, le lendemain, >c’ est que je voudrais etre sure qu’ il pourra marcher jusqu’ au printemps.<
>Sans probleme,< me repondit- il.
Avant l’ installation du nouveau feu, nous avions eu a echanger dans notre vieux feu encore le regulateur de la temperature.
La nuit meme, du passage du service, la temperature de l’ eau était montait au niveau critique et il fallait appeler, de nouveau , quelqu’ un pour qu’ il vienne voir ce qu’ il y avait pu ce passer. La visite n’ avait pas dure longtemps. L’ operateur de service decrocha les tuyaux d’ eau, les raccorda a nouveau - en sens inverse (cette fois-ci) et le feu se mis comme par enchantement a travailler comme il le fallait.
Sans defaillance, jusqu’ a la fin du printemps …….. si bien, que je repoussais l’ idee de l’ achat d’ un nouveau. Il fallait se decider. C’ était pour maintenant ou l’ annee prochaine – avec, en perspective l’ hiver et le froid.
Cette fois ci, c’ est Sani qui s’en occupa. On ne changea pas de firme. Et c’ est le chef repressentant de la maison qui vint nous installer le nouvel appareil.
La demarche dura deux jours, car le nouveau feu était beaucoup plus petit que le vieux. Le tuyau de la cheminee ne correspondait pas a sa sortie.
Pourtant, les dimensions paraissaient standards, et la de nouveaux le hic !
En fin de compte, vers le soir de la deuxieme journee de bordel – le nouvel Vaillant était installe. Quel succes !
Incroyable ! Deux ans de garantie. Il fallait quand meme attendre venir l’ hiver pour pouvoir verifier son efficacite …
Pour l’ instant, ce qui m’ avait frappe c’ est que le tuyaux raide du gaz qui conduisait a l’ appareil était trop long et pressait celui, d’ en dessous, conduit le long du mur.
A la cuisine, pendant l’ installation de la cuisiniere le type du gaz nous avait joue le meme tour.
Quelque temps apres, notre tuyau conducteur se deforma et rabaissa de quelques centimetres, et il me fallut le coincer pour qu’ il ne rabaisse pas plus, car a la fin, il aurrait pu craquer !
- Aussi, avant que le drame ce passe, j’installais cette fois ci - un crochet pour empecher le tuyau de glisser vers le bas.
- En ce qui concerne l’ accord a la cheminee, le bousillage s’ averait etre moins grave, mais plus spectaculaire !
Le serviceur avait tout simplement resserrait l’ ajustement de contact du tuyau qui entrait dans la cheminee a l’ aide d’ une bande de papier argente.
Esperant que Vaillant- Junior ne nous causera plus de probleme nous refermions derriere nous la porte – « la dent était arrachee !!!! »
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En été, meme tard, il faisait clair dans notre maison.
En hiver, le climat changeait. Depuis qu’ on disposait que des deux phases de l’ electricite, la nuit pour nous venait tres vite.
J’ etais monte au grenier, la ou les electriciens n’ avaient pas voulu aller disant que ce n’ était pas la peine. Je voulais voir, comment conduisaient les fils electriques qui menaient a la lampe du garage. (Je n’ acceptais pas le manque de la troisieme phase, cela paraissait ridicule !)
C’ est en inspectant ces lieux que par hasard, j’ appercu aux revers du toit, aux emplacements des cheminees des taches humides, d’ ou, devait, en temps de pluie s’ egouter l’ eau tout droit vers nos plafonds !
Les cables electriques passaient au deuxieme plan. Maintenant il fallait dare-dare s’ occuper de ses trous – dans le toit !
Le scenario, repasse mille fois, surgit dans notre mémoire, comme une etincelle nous donnant de l’ elan pour agir ; - le porte-monaie, les clefs, la voiture – direction : Castorama.
Acheter des choses qui peuvent etre utiles, mais pas necessairement durable…
Le toit, en pente ( env. 23, 0 o ), recouvert de neige qui degouline, la fenetre de la lucarne collee au cardre a la glace qui tient mieux qu’ une des meilleures colles et les distances a patiner pour arriver d’ une cheminee a l’ autre. HORREUR !!!
Il fallait bien, se mettre en tete, que l’ hiver commencait a peine. Que, les temperatures pouvaient toujours encore sauter ………………Que les jours de deluge, pouvaient surprendre, changeant la monotonie de l’ hiver en enfer. Et, que – nos constructeurs avaient oublie de placer aux cheminees les cols.
Deux ans de la, en été, pour plus de surete, j’ etais monte sur le toit et avais dispose (a l’ aide d’ un pinceau), au bas des cheminees, aux joints – la ou elles touchent le toit, – une chouche de nylon (en guise des fameux ‘ cols ‘).
Maintenant, j’ ecarquillais les yeux pour apercevoir les fissures qui auraient pu etre responsables de l’ infiltration. Le vent me poussait emportant mes papiers que j’ avais pris avec moi pour essuyer le surplus du produit de calfatage.
La neige qui fondait brouillait l’ images des tuiles. Je quichais la masse aux endroits qui me parraissaient suspects. Plus qu’ il en fallait. Pour avoir le coeur net.
Le printemps arrivera et la, calmement, on arrangera ca de facon professionnelle. Esperont que le provisoire tiendra le temps qu’ il faudra.
L’ hiver nous avait pas encore tout a fait quitte. La glace serrait la terre, mais, aux matins, déjà le calme du coin brouillaient en duo des bruits de gros camions accompagnes de grincements des bulldozers.
Une nouvelle route, paralelle a la notre et a une toute neuve qui passait plus prêt du petit lac se tracait. …
Montee par endroit de deux a trois metres au dessus du sol elle ressemblait a une digue insubmersible. En cas de grande pluies c’ est le role tout juste qu’ elle jouera dans cet endroit, car ses constructeur avaient du nettement oublier de passer en dessous les tuyaux d’ ecoulement.
Il ne fallait pas avoir trop d’ imagination pour comprendre qu’ ici, tout comme il avait été déjà fait sur les vastes terrains plats plus pres du village, le creux allait etre, tout simplement, par suite, recouvert de terre retiree des tas ammasses pendant la construction des nouvelles cites d’ habitation du coin dont les investisseurs ne savent pas quoi faire.
………………………….
Le passage des nuages prets a craquer en averses n’ en continuaient plus de nous faire peur.
L’ angoisse retournait comme un boumerang…
L’ été dernier – presqu’ un an de la, pendant que Sani passait ses vacances a l’ etranger - avec Camille, dans le jardin je preparais les meubles pour apres les repaindre. Preparer la chambre de Sani. La vider pour pouvoir y installer de nouveaux meubles. - Son lit se desistait. Ses placards et son armoire avaient été achetes pour son anniversaire de ses cinq ans. Il fallait changer quelque chose dans cette maison, ne serait – ce – que pour oublier nos tracas.
Camille dansait sur les portes que j’ avais enlevais pour mieux passer dessus le papier de verre. Elle me donnait du courage. – Mais ce n’ est qu’ un mirage de la revoir maintenant….
J’ avais tout stoppais quand le drame c’ était passe.
Aujourd’ huit je reprends. Il ne fallait que continuer ce que nous avons, moi et Camille, commence, toutes les deux……
L’ hiver nous avait pas encore quitte. J’ avais donc, beaucoup de temps libre, et il faisait encore trop froid pour s’ occuper du grand menage ou du jardin.
Cette fois ci Sani était la. Elle choisit les couleurs et on acheta la grande plaque de bois contre-plaque, avec les pieds chromes, pour la rehausser avant de la placer sur les placards qui etaient trop bas.
La derniere des chambres, qui ne ressemblait a rien, prit un aspect de bureau. Ca faisait bien.
Bien pour les deux chambres. Car, la chambre de Sani avait ete debarrassee des vieux meubles d’enfance !
Au bas du mur apres avoir oter les meubles apparut un large ruban vert que j’ avais essaye de laver, mais sans resultat. Je ne savais designer la cause de sa persistance. Et il m’ a fallut vraiment analyser la situation pour tomber sur la bonne repose. Ce n’ est qu’ en verifiant l’ etat de la facade que j’ avais remarque que le revetement calorifuge des murs fait de plaques ventilees avait était mal prepare. Pour retenir les tringles d’ alluminium qui soutenaient, renforcaient les bords de la facade et ne permettaient pas aux bestioles de se faufiler dans les conduites d’ air - les ouvriers avaient barbouille de ciment tout de son long la surface trouee, bouchant ainsi les orifices d’ aeration.
Je m’ etais rendu compte, que de ce jour, tout ce qui pourrait etre change dans cette maison, ne servirait plus a rien…
La pauvre, elle avait était dressee il y a 11 ans de la a peine – et deja n’ était plus digne – ….. des depenses qui maintenant ne devraient que l’ embellir….



